• DES NEWS EN VRAC
     


    Infos en vrac

    1 - Mon activité
     

    J'ai pas été très active ces derniers temps, récemment j'ai rattrapé mon retard sur GraphA afin de rendre les commandes mais je ne suis pas beaucoup plus disponibles pour autant. Mes vacances commencent à partir de lundi, à partir de là je rependrais toute mon activité mais en attendant je resterais "Fantôme Aeda" pour vous servir.

    Du coup voici un peu de mes nouvelles :

    1. Mon frère à un an de plus, on devait le fêter dans le sang (air soft) mais du coup on l'a pas fait, je suis déçut parce que tirer légalement son mon petit frère se serait comme un rêve devenu réalité.
    2. Apparemment même si j'ai 10/10 aux deux yeux je vais devoir porter des lunettes de repos. ce qui est un peu dommage parce que j'ai pas une tête à lunette, juste une tête à chapeau.
    3. Je vais bien. Finalement c'est le plus important avec tout ce qui arrive en ce moment non ? J'espère que vous vous portez tous bien vous aussi. Courage ♥.
    2 - Des nouvelles du Masque de la Lune
     

    Du coup qu'en est t-il du masque de la lune ? Eh bien le chapitre deux arrive. Je ne l'ai pas encore terminé (pas eu le temps) mais il est en bonne voie, en plus j'ai essayer d'écouter les avis des critiques constructives et d'ajouter plus de descriptions.

    Pour ceux qui voudraient un extrait en voici un en blanc sur fond blanc (comme ça ceux qui ne veulent pas être spoil ne le lisent pas :p)

    - Le meilleur moyen de baisser la garde d'Hériel Erlender afin de la forcer à traiter avec vous est d'atteindre son égo, de blesser son orgueil.

    Nous expliqua calmement Barbe Rouge. Sa voix grave avait un côté rassurant, presque paternel parfois, mais pourtant on pouvait sentir vibrer toute la gravité et le danger de la situation cacher dans ses intonations, lorsqu'on décodait le langage de l'homme. Son ton était plus ferme qu'à l'accoutumé, et bien que de toute sa grande carrure, sa préséance était celle d'un chef d'armé, on sentait une légère nervosité transparaitre de lui comme seul pouvait le remarquer quelqu'un qui le connaissait bien : il ne cessait de plier et déplier les doigts de sa main gauche, comme s'il lui démangeait de saisir son arme et de plonger au cœur de la bataille à notre place.

    Voilà, donc la suite arrive ne vous en faites pas, je ne l'ai pas oubliée et je prend toujours autant de plaisir à écrire j'ai juste un peu moins de temps en ce moment, problème qui sera résolu à partir de lundi.

    3 - Mon bac de français
     

    Voilà maintenant un moment que je l'ai passé, et comme j'en est pas mal parlé et que vous avez été nombreux à me soutenir (merci à vous c'était vraiment trop gentil ♥) je tenais à vous partager mes résultats.

    Les épreuves ce sont vraiment passé. Bon j'ai foiré mon écrit mais en faisant ma dissertation j'était sûre que j'aurais une mauvaise note et après tout, 11/20 reste respectable même si je suis déçue parce que pour le bac blanc j'avais eu 16.

    Pour l'oral j'ai vraiment tout déchiré (à ma grande surprise) et j'ai eu la note de 20/20 ! J'avoue que j'était hyper fière de moi mais aussi étonnée parce que mon oral à durer 25 minutes au lieu de 15 et que je pensait avoir seulement 1,5 à ma question grammaire. Après je pense qu'avoir choisi de présenter Phèdre m'aura pas mal aidée car c'était apparemment un choix rare.

    Bref, cela me donne une moyenne de 15 et de poussière ce qui est plutôt pas mal pour le bac de l'année prochaine niveau points d'avance donc je suis contente.

    4 - Le RP que je prépare en hors ligne
     

    Bon certains sont pas au courant de ce projet parce que j'en parle pas hormis brièvement sur ma présentation de GraphA mais je prépare depuis quelques temps déjà un RP. C'est d'ailleurs pour ce projet que j'ai à l'origine crée ce compte. Partit sur un délire de pingouins il restera très terre à terre au final puisque... bah le but est de vous plonger dans un univers semi-historique, semi-fantaisiste dans le quel vous pourrez incarner un humain, un demi-dieu ou même une divinité. Vous aurez à l'inscription le choix entre plusieurs grands peuples de l'histoire (romains, grecs, vikings ect...) et aurez pour but de changer cette dernière et de sauver votre peuple de sa déchéance.

    Si l'histoire est travaillée, le thème est le reste l'est un peu moins car je suis seule à travailler dessus mais j'avance petit à petit, pour le moment le côté administratif (règlement, inscription, description des peuples et du contexte) est presque terminé mais il restera encore pas mal à faire après cela.

    Voilà c'est juste pour les curieux qui souhaitait avoir des nouvelles. Passons donc à la suite.

    5 - Nouveau sondage
     

    Vous avez sûrement remarque mon magnifique nouveau sondage (ou pas). De base il s'accompagnait d'un petit article dessus sauf que bah... j'ai oublier de le publier xD

    Du coup je vous met un résumé de ce dont parlais cet article en huit étapes :

    1. Je parle de moi et introduit avec discrétion et grâce que j'aime les dragons.
    2. Je parle de la différence dragon orientaux/dragon occidentaux
    3. ET LA BOUM ! On met en place le sondage en disant "Mais bon, finalement tout est une question de Dragon."
    4. Quatre on en ajoute une couche "Parce que finalement ce qui importe c'est qui est LE best des dragons."
    5. On donne son point de vu "Après mûre réflexion et long débat intérieur, j'ai finalement tranché sur le fait que selon moi, le best des dragons reste Mushu."
    6. On demande celui de nos lecteurs adorés "Mais du coup, selon vous, qui est LE best des dragons ?"
    7. On critique le choix de son frère "A moins que comme mon frère, vous ne soyez pour un autre dragon bien connu : Krokmou ?"
    8. On conclut "Petit + : à la fin du sondage, j'écrirais un article spéciale pour annoncer le dragon qui aura gagner votre titre de "Best des dragon" sur le quel je ferrai un petit article. J'espère que tout ce programme vous plaît."


    Voilà ! C'était le merveilleux article sur les dragons en huit étapes by Aeda♥

     

    THE END
     

    Et donc ceci met fin à cet article fourre-tout.

    Bonne journée à vous ♥


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  • Ah ! Les dates ! Le calvaire de tout à chacun, une suite de chiffres compliquée à retenir mais pourtant nécessaire dans bien des situations.
     

    Comment retenir une date ?
     


    ❃ Les cours d'histoire, les date d'anniversaires ou simplement la vie de tout les jours, tous nécessite une date.

    Alors je pense qu'il pourrait être sympa de partager avec vous mes moyens mémo-techniques pour retenir une date. Je vais essayer de vous présenter une technique pour les trois types mémoriels différents, j'espère qu'elles vous serons utiles.

    ❃ Quels sont ces trois types mémoriel dont je parle ?

    Pour commencer, il y à la mémoire auditive ce sont alors les sons qui sont primordiaux à votre mémoire, ils vous reviennent plus facilement, lorsque vous pensez à quelqu'un se seront plus ses paroles que son visage qui vous reviendra.

    La deuxième mémoire notable, qui est aussi la plus répandue est la mémoire visuelle c'est la mémoire qui fait appel à votre visualisation, pour retenir quelque chose vous avez besoin d'image, de couleurs ect...

    La dernière et la plus rare des mémoires et la mémoire kinesthésique ou mémoire motrice, cette dernière s'appuie sur le sens du toucher. C’est une mémoire corporelle : par exemple, si l’on vous demandait de répéter une séquence de nombres, vous auriez tendance à tapoter de la main ou du pied à chaque nombre en l’apprenant ou en le répétant : votre mémoire est liée à votre corps. La mémorisation est liée pour vous à l’action, vous avez besoin en quelque sorte de concrétiser.

    Et les deux autres sens alors ? Nous avons évoqués le touché, la vue, l'ouïe... quand est t-il du goût er de l'odorat ? La mémoire gustative et olfactive existe, certains la considère comme étant "le quatrième type mémoriel" pour ma part, je la rangerais plus dans "kinesthésique" aussi, je n'en parlerais pas dans cet article.


    ❃ Un avis personnel en plus

    Pour ma part, bien que rarement préciser ailleurs, je pense qu'il est possible d'avoir sa mémoire qui se répartit sur plusieurs types différents en fonctions de ce qu'il faut apprendre. Je m'explique, moi même, je suis plus kinesthésique pour retenir les noms, quand je doit apprendre en français par exemple que Du Ballay à crée la playade, je vais signer son nom (langue des signes donc) afin de le retenir et de me souvenir de l'orthographe du nom.
    En revanche, pour apprendre un poème, il me le faudra lire une fois à haute voix ou l'entendre une fois de quelqu'un, cela me suffira à le retenir par coeur... mais pour les dates, j'ai besoin de les associer à des couleurs et des images.

    J'utilise donc les trois types mémoriels, chacun dans un cas différent, et je ne pense pas être la seule dans ce cas. 

     

    Identifie ton type de mémoire
     

    Il existe plusieurs moyens de savoir quel est ton type de mémoire. Je me présente aujourd'hui avec un petit questionnaire qui t'aideras à définir le tient si tu ne le connais pas. La plupart de ses tests demande une inscription et sachant les réticences de certains à donner une adresse mail à un site inconnu, je me suis proposer d'offrir à ceux qui le souhaitait un peu test qui ne nécessitera pas de vous inscrire quelque part. A vous de voir si vous souhaiter disposer de l'outil que je vous offre ou non. 

    Je vous conseillerais donc ce site qui vous propose un teste gratuit et (à mon goût) vraiment fiable, qui te dira si tu utilise un ou plusieurs type mémoriel et qui te donnera ton dominant ainsi que des astuces pour le développer et ainsi développer ta mémoire.

    Pour info, celons le test, je suis kinesthésique en principale, visuel en secondaire, auditive en troisième plan, et vous ? Partagez-le moi en commentaire, je serais ravie (et très curieuse) de savoir quel est ou quels sont vos types de mémoire.

    Les mémo-techniques
     

    ☆★ La mémoire visuelle ★☆

    → Tu as besoin de couleur et d'images pour apprendre ? Voici alors un petit moyen de retenir une date.

    I - En images

    Imaginons que les chiffres de 1 à 9 soient tous associés à une image, par exemple :

    1: canne à pêche 
    2: canard
    3: lunettes
    4: scie
    5: chat (si si, moi je voit bien une tête de chat là dedans xDD)
    6: crochet
    7: clef
    8: serpent
    9: œuf 

    Vous pouvez bien sûr allez plus loin dans les chiffres ou bien prendre d'autres images associés à ces numéros, je ne fait que donner les miens. Celons moi, le 1 ressemble à une canne à pêche, il en est peut-être autre chose pour vous ?

    Mettons maintenant que tu doive retenir 1822, date à la quelle Champollion à décoder les hiéroglyphes, tu pourra alors te souvenir de cette suite d'image [canne à pêche, serpent, canard canard] ou bien encore, utiliser le procédé raconté expliquer dans la partie "mémoire visuelle & auditive".

    II - Imagine la scène.

    Parfois, le simple fait de donner un contexte "concret" à une date peut aider à la retenir. Imagine par exemple ton retour en 1789 pendant la prise de la Bastille et imagine ce que les gens ont pu dire ou faire, imagine les lieux et les couleurs. Tu peux aussi jouer la scène, comme une pièce de théâtre. C'est une sorte de concrétisation par les images qui peux tout aussi bien aider en mémoire visuelle que kinesthésique.

    ☆★ La mémoire auditive ★☆

    → Si tu a besoin de sons et de procédés répéter pour apprendre, voici quelques bonnes astuces.

    Nous allons reprendre notre liste de mots de la mémoire visuelle.

    I- Histoire loufoque

    1: canne à pêche 
    2: canard
    3: lunettes
    4: scie
    5: chat (si si, moi je voit bien une tête de chat là dedans xDD)
    6: crochet
    7: clef
    8: serpent
    9: œuf 

    Il te faut ensuite utiliser un procéder raconté avec des détails loufoques afin que tu t'en souvienne bien, par exemple :"Lors de la prise de la Bastille, j'ai sortie ma canne à pêche dans l'espoir de dérober la clef au serpent qui pond des œufs en or".
    Prise de la Bastille - 1789

    II- Chanter

    Suffit de trouver un bon petit son qui te plaît, avec un air qui te rentre dans la tête, alors tu pourras utiliser tes mots et ta voix pour graver ces quelques chiffres en toi.

    ***

    A vrai dire, dans ce type mémoriel, je ne connais pas beaucoup de mémo-techniques, un ami a dit qu'il utilisait la manière chantée et il est vrai que je l'ai lue plusieurs fois pour ceux de cette catégorie de mémoire. N'ayer pas peur du ridicule et faite varier votre voix, c'est votre meilleur arme contre les trous de mémoire, et finalement c'est sûrement l'une des plus simples pour retenir une date, car il vous suffira généralement de l'entendre.

    ☆★ La mémoire kinesthésique ★☆

    → Comme ta mémoire repose sur ton corps et tes trois autres sens, je te propose ces techniques.

    I. Tes mains

    Simple mais efficace, lever un certains nombre de doigts pour un chiffre et faire ta date avec, tu peux ensuite l'associer à d'autre signes corporels pour retenir à quoi correspond la date apprise.

    II. Le morse

    Tu peux aussi utiliser le morse, tapotant ta main ou ton bras du doigt, même si il fait le reconnaître, c'est beaucoup plus long, et il ne faut pas faire d'erreur... voici pour vous les chiffre morses de 0 à 9.

    0 : ▬ ▬ ▬ ▬ ▬
    1 : • ▬ ▬ ▬ ▬
    2 : • • ▬ ▬ ▬
    3 : • • • ▬ ▬
    4 : • • • • ▬
    5 : • • • • •
    6 : ▬ • • • •
    7 : ▬ ▬ • • •
    8 : ▬ ▬ ▬ • •
    9 : ▬ ▬ ▬ ▬ •

    III- Ton corps

    Imagine que chaque partie de ton corps représente un numéro. Ta joue gauche c'est le 1, ta nez c'est le deux, ta joue droite c'est le trois, ton poignet gauche c'est le quatre et ton poignet droit le cinq, ect. A toi te voir, mais alors il tu suffit du bout des doigts de taper la date sur toi, une fois si le chiffre n'apparaît qu'une seule, deux si il vient en double. 

    Exemple, pour retenir par exemple 1355 tu ferras un tapotement sur ta joue gauche, un sur la droite et deux sur le poignet droit. 

    IV- Imagine les scènes

    Cf. mémoire visuelle.

    ***

    Cela peux sembler étrange, mais quand tu fait cela régulièrement et que les chiffres dans ta tête sont clairement associé à une partie de ton corps, je peux assurer que ça marche. Pour moi en tout cas. Rare sont ceux à la mémoire kinesthésique, alors je sais que peu d'aide sont données pour ce types mémoriel, j'espère que ces techniques vous serons utiles.

     

    Voilà, cet article touche à sa fin, j'ai donné toutes mes techniques personnelles pour vous aider à retenir les dates, à vous de faire les combinaisons nécessaires afin de l'adapter à votre propre mémoires (ou à vos types de mémoire). Le soucis des dates, ce sont les chiffres, avec les quels nous avons beaucoup de mal. Je ne dit pas que ces méthodes vous aiderons à coup sûr, mais peut-être pourrons t-elle venir en aide à quelques personnes passant par là. 

    Si vous avez d'autre moyens mémo-techniques, n'hésiter pas à le partager en commentaire.

    Bonne journée ♥

    **Aeda ~


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  • Pas à pas
    .Rêve à rêve.
    « Toi contre moi »
    N'imaginez pas une trêve, 

    La guerre n'en fait pas.

    Esclaves, prisonniers ennemis,
    Attachés à des chaînes
    Enroulées autour de leur pieds à l'infini.
    Charges lourdes, qu'ils portent avec peine. 

    Avancer sans se faire prier,
    Crier notre peur de tomber.
    Refouler nos rancœurs.
    Exprimer nos peurs. 

    Jetés dans la cage de du lion
    Pour une mort au combat,
    De l'animal ou du soldat
    Sur qui parieras t-on ?

    Destinée, destinée.
    Ce mot est finalement une réalité
    Puisque, petits, on nous à plonger
    Dans la cage de ce lion pour être dévorés.

    Souffrance, rêve, abandon, espoir, réalité.
    Déchet d'armes et de rêves brisées
    Sur la plage de sable blanc
    Que l'on nous présente étant enfant. 

    A l’horizon, de si jolis maisons,
    De si jolis promesses
    Amertumes de saison
    Qui partent avec adresse. 

    Mots prometteurs
    Et sourires ravageurs ,
    Emporter dans les flots du vent
    Rêves arrachés trop violemment. 

    Patience patience
    Chaque saison sur une autre fait manivelle.
    Chaque menace en annonce une nouvelle.
    Chaque moment de bonheur fait pénitence .

    Drôles de pensées,
    En constante ébullitions.
    Drôles de rêves,
    En consente évolution. 

    Dit moi quand viendras l'heure de la passion.
    Promet moi que reviendras l'heure de la raison.
    Car il est temps d'instaurer une trêve
    Sur des guerres passés.
    _________________________

    C'est un poème que j'avais écrit il y a longtemps et publié sur mon ancien compte. Comme je suis plus active ce dernier, je remet petit à petit mes œuvres ici. J'aime particulièrement ce poème, même si je n'ai pas réussi à faire rimer la fin, ce n'est pas trop grave. 

    Je ne lui est pas donné de nom, mais bon, fallait bien un titre à cet article.


    3 commentaires
  • "Un simple poème"
    __________________________

    Je ne puis écrire si ce n'est pour te parler.
    Les mots sont facilement tracés,
    Mais si vide, s'ils ne te sont pas adressés.
    Même mes plus belle rimes en seraient désolés.

    Je suis née pour donner.
    Je pourrait te parler du son du vent,
    Sifflant, soufflant, grondant, se faufilant
    Sinueusement entre les feuilles de ce peuplier

    Ah ! Mais quel en serait l'intérêt alors ?
    Que je te parle des vagues salées de l'océan
    Qui viennent mollement, puissamment
    Frapper mes pieds de plus en plus fort

    Je préfère évoquer le papillon qui bat des ailes
    Car voit-tu cet insecte frêle
    Chaque jour se bat contre les éléments
    Beau et éphémère, un souffle du temps.

    C'est pourquoi, je te livre ensuite ce poème
    Quelques mots noirs sur une page blême
    Pour que jamais on n'oublie qui je suis
    Quelle est mon genre de poésie.

    Ces quelques mots que je met
    Brouillons, passant là sans forme
    C'est avec mon cœur que je les faits
    Pour que mes douleurs s'endorment

    C'est mon âme que je donne
    Entière, que je livre vent et marrées
    A ces yeux avides de la contempler
    Mais ils ne la voit pas et je pardonne

    Que de jolis mots, de belles pensées
    Écris dans le flots d'un vent d'inspiration
    Au tempo bas de ma respiration
    Je ne demande pas de les aimer

    Car mes pensées mes émotions,
    Bien que vous les donner blanc sur noir
    Je vous les livres brouillons
    Juste pour me donner un peu d'espoir

    Elles racontent mes victoires, mes défaites,
    Un simple sens de la fête
    Un éclat de rire, un éclat de larme
    Mais pour faire face à la vie, on s'arme.

    Posée là à la lumière d'un lampadaire,
    Jaune douce et vive dans cette nuit d'hiver
    Aux petits flocons blancs tombant
    Qui chutent sur ma main légèrement

    Un simple poème pour dire que j'ai mal
    Un simple poème pour faire écho à mon âme
    Un simple poème pour dire que j'écoute la tienne
    Un simple poème c'est comme ça que les mots viennent.

    Alors peut-être qu'il ne respecte pas les codes
    Ni même les formes, loin des alexandrins
    Douze et bien loin mais quand j'écrit ces odes
    Alors mon cœur s'emballe de ce rythme qui est mien

    Je ne demande pas de les aimer.
    Car si je parle ce n'est pas pour être entendue
    Mais pour être écoutée.
    Qui aimerais voir ses mots et sa voix retenus ?


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  • Pfiou ! Voici le premier chapitre de cette histoire. Je l'ai énormément travaillé. J'espère qu'il vous plaira et que vous ne le trouverez pas trop long, 3333 mots, c'est beaucoup, mais au final, c'est la taille moyenne d'un chapitre normal d'un livre... et bon, le but est de faire un livre à la fin. 

    N'hésitez surtout pas à donner un avis, une critique constructive ou un poney multicolore :D

    A précisez, au cas où je survole quelques thèmes qui peuvent paraître rudes pour les âmes sensibles. Ne les approfondissent pas je ne pense pas que ce soit grave mais j'en parle quand même alors je préfère prévenir au cas où. Voilà voilà.

    Bonne lecture, Aeda ♥
    _________________________

    Si l'on demandait à des membres du Palais son histoire, cette dernière se révèlerait être d'une lassitude navrante. La plupart des gens du Palais ne sont pas si différents de ces fermiers qui trimes à leurs pieds. Ils vivent juste mieux. Pour autant, si on leur demandait un récit de leur vie, ce dernier serait sûrement aussi ennuyeux que celui de ces pauvres hommes et femmes qui se saignent à la guerre ou à la ferme pour augmenter les revenus de leur château doré. C'est sûrement pour cela que les Royaux, les Nobles et les Magistrals passent leur temps soit à faire la fête, soit à faire la guerre, au mépris de ces fermiers qui souffrent plus bas. Ainsi, ils marquent bien leur supériorité et leurs différences. Et pourtant, soyons honnêtes, ils vivent dans un monde idyllique, parfait et magnifique bercé dans l'ignorance de la vie. Mais pour nous qui vivons de l'autre côté du Grand Lime, c'est autre chose. Nous avons tous une histoire. Mais elle n'est jamais toute rose. Sera, par exemple, a perdu son mari lors de la guerre, alors on l'a renvoyée ici, parce qu'on avait plus besoin d'elle dans sa famille adoptive. On l'a simplement renvoyée, elle ainsi que ses enfants. Comme de simples objets défectueux. Elle ne servait plus à rien. En traversant le lime, elle à perdue ses fils. C'est même un miracle qu'elle est survécu. Mais elle ne parle pas. Sera et la douceur incarnée qui se plie en quatre pour les clients. La guerre lui a pris un mari. Mais le lime lui aura pris ses enfants, sa voix, son âme. Alors elle à sa place à Enka. Et si elle était en mesure de parler, croyez-moi, son histoire, même au delà du Grand Lime, serait passionnante. Parce que Sera est ce genre de femme qui même éteinte, abattue par la vie, continue d'avoir cette flamme dans les yeux. Celle qui dit clairement que non, elle n'abandonneras pas, elle survivras dans ce monde et prouvera sa valeur à tout ceux qui l'on rejetée et sous-estimée. C'est pour cela que je l'admire. Au fond, malgré sa dévotion et son apparente docilité, c'est une battante, comme chaque être vivant au delà du lime. Mais d'aussi loin que je me souvienne... elle n'a jamais triché ni menti pour vivre, alors que c'est le fondement même de ma vie.

    Une douleur vive me traversa la main.

    - Concentre toi Adda ! gronda une voix près de moi.

    Maÿell, ma mère adoptive. Je savais qu'elle n'était pas ma réelle mère. Mon histoire à moi, au fond, elle peux sembler assez banale, le récit d'une jeune orpheline, trouvée bébé dans la ville d'Enka, pleurant toutes ses larmes appelant une mère qui l'avait laisser là pour des raisons quelconques. Ce bébé pouvait être l'enfant d'une prostituée, ou bien d'une réfugiée, d'une femme sans le sou ou encore d'une mère qui n'en avait simplement rien à faire de l'être. Peu importe. C'est Maÿell qui m'avait trouvée, recueillie et élevée comme sa propre fille. Comme une truande, certes. Mais elle m'avait appris à survivre, à me battre, à ne pas me laisser marcher sur les pieds et à penses par moi-même. De précieuses valeurs que tout enfants d'Enka se devrait de recevoir, mais qu'ils devaient souvent apprendre d'eux même à leurs risques et périls. Alors pour ce qu'elle m'avait offert, pour m'avoir nourrie, vêtue, logée et aimée, c'était Maÿell ma mère. Je n'avais pas besoin d'en savoir plus.

    - Conte les cartes ! me sermonna Maÿell. Utilise ta mémoire !

    - Oui, oui, je sais.

    Répondis-je dans un soupir en reportant mon attention sur les trois paquets de cartes qu'elle présentait devant moi. J'avais toujours eu une excellente capacité à mémoriser les choses. Pourtant, j'avais toujours eu l'impression que ce talent ne devais pas me servir à cela normalement. Je ne dit pas que j'avais des remords à tricher, mémoriser, arnaquer et mentir. Non. C'était ma vie. Et c'était mon moyen de survie. Mais, au fond de moi, je sentait que ce talent n'était qu'une étincelle de mes capacités.

    Un coup de feu retentit non loin de notre table, je relevait la tête. Maÿell n'avait même pas bronchée et continuait de mélanger les cartes afin d'en poser une de temps en temps face caché devant moi. Mon attention se portait entièrement sur l'agitation de tables plus loin. Un pistolet à cran d'arrêt encore fumant à la main, Sera foudroyait un homme du regard tandis que les corps de ce dernier se vidait silencieusement de son sang.

    - Sera à encore tuée un client ? demanda ma mère d'une voix calme en continuant son manège.

    Je hochait la tête sans former de mot. C'était la troisième fois en un mois. Sera était à cran en ce moment et cela se sentait. Dès qu'un homme osait lui mettre une main au fesse ou lui faire des avances, cela finissait toujours de la même façon : elle sortait son arme et le tuait. On aurait pu lui confisquer, mais à vrai dire dans ce genre d'établissement où le jeu et la triche étaient maîtres mots du monde, chacun se devait d'être armé. Question de garantie. C'est pourquoi il avait un jour été décidé que dans les casinos, seuls les pistolets à cran d'arrêt seraient tolérés. Ils ont une grande portée et un coup décisif, les personnes pas habituées à ce genre d'armes peuvent même se laisser avoir par le petit recul de l'arme. Le véritable point faible de ce pistolet, en plus de ne contenir que cinq balles, c'est le fait qu'avant de tirer, il faut enclencher tout un mécanisme: tirer sur la chevillette de l'arme, tourner la molette et tirer, puis si l'on veux tirer une seconde balle, il faut recommencer le manège. Seulement après avoir tiré, la molette se bloque un certain temps. Ainsi, cela limite un peu les tueries. Il faut bien choisir son moment et sa cible. D'autant plus que l'on se risque à de sévères représailles. Mais pas Sera. Certes, elle venait de tuer un client. Mais les hommes et femmes qui entraient en ce lieu savaient très bien qu'il ne fallait pas toucher à Sera, ou à quelconque employé.

    - C'est un casino ici, pas un lieu de dépravation. Si vous voulez une prostituée, il y à un bordel de l'autre côté de la rue.

    Maÿell s'était levée afin de s'adresse à chaque clients de son casino. Ses yeux noirs auraient pus vous tuer s'ils étaient des armes. A cet instant, j'était bien contente d'être sa protégée et de jouir de certains privilèges, comme ne pas être concernée par sa réprimande, ou de ne jamais avoir fait directement expérience de ce regard meurtrier.

    - Le prochain qui ose s'en prendre à l'un de mes employés, je le tuerais moi-même. Maintenant, nettoyez moi ça voulez-vous, ça ne fait pas propre du tout.

    - Oui madame.

    L'un des hommes qui était devant le bar, Kelliak, un des employés de sa mère et aussi l'un de mes meilleurs amis s'occupa lui même de dégager le corps tendis que Sera s'en allait cherche de quoi nettoyer la flaque de sang. Lorsque Kelliak passa devant nous, ma mère l'arrêta en lui attrapant le bras.

    - Sors- le par derrière, ce sera plus discret. Tu le refilera à l'un des membres de la Garde avec ceci, elle lui tendit une bourse remplis de pièces. S'il demande la cause de la mort, c'est une chute dans les escaliers.

    - Bien madame.

    Kelliak pris la bourse et la mis dans sa poche avant de quitter le casino. Je le suivit du regard un instant. Les membres de la Garde. Ce sont des soldats envoyés par les Royaux de notre côté du Grand Lime pour nous surveiller. Mais avec un peu d'argent ou de faveurs, on peux vite leur faire oublier nos méfaits ou ce qu'ils ont vu. Ils s'en fiches un peu de nous. La seule chose qu'ils ne laissent pas passer, ce sont les Magistrals. Si par malheur l'un de nous s'avérait en être un et se révélait à un membre de la Garde, il serait aussitôt escorté au Palais. Pour les membres de la Garde, c'était un moyen de quitter cet endroit. Un soldat qui trouve et ramène un magistral et promu et n'a plus à revenir à Enka.

    - A nous Adda, dit moi qu'elles sont les sept cartes posées devant toi.

    - Dans quel ordre ?

    - Celui où je les aient posées.

    Mon attention se reporta entièrement sur ces sept cartes disposées devant moi. Quatre avaient le dos rouge, deux avaient le dos vert et une le dos bleue. Les probabilités d'avoir un double étaient donc présentes... non. Ce n'est pas ainsi que je devait procéder. Seule ma mémoire devait me guider. Voyons voir. Ma mère me les avaient d'abord montrées en éventail, exposant les trois paquets des cartes sous mes yeux, elle les avaient ensuite reprises puis mélangées avant de me les montrer rapidement en les faisant défiler avec ses pouces. Puis elle avait mélanger de nouveau, avait posé une carte, avait coupé, mélangé, montré de nouveau et recommencer cette routine pour avoir sept cartes devant moi. Mon attention s'était portée sur Sera entre temps, et ce plusieurs fois alors que Maÿell n'avait pas cessée son manège.

    - Sauf erreur, la carte en dessous du paquet est le neuf de cœur.

    Annonçais-je avant de retourner le dit paquet. Si je m'était trompée sur cette annonce, alors je ne connaissait aucune des cartes, en revanche, si j'avais juste alors j'avais fait assez attentions aux gestes de ma mère pour deviner ce que cachait ces dos rouges, verts et bleus. Sous le paquet se révéla la carte que j'avais annoncée, soulagée, je continuait.

    - Celle-ci, dis-je en désignant la carte, est le roi de carreau.

    - Continue, lança Maÿell en retournant la carte annoncée.

    - Ici, repris-je en désignant tour à tour les six autres cartes, c'est le deux de carreau, le neuf de carreau, puis le cinq de trèfle, as de pique, roi de carreau et roi de pique.

    Au fur à mesure que je les nommais, ma mère retournais les cartes et affirmais mes dires. Jusque là, un sans faute. Elle retourna la dernière, révélant le six de pique. Je me mordis la lèvre.

    - Oups ? lançais-je sincèrement désolé.

    - Tu dois faire plus d'efforts Adda !

    - Mais j'ai déjà retenue six cartes sur sept, c'est un taux excellent !

    - Excellent n'est pas suffisant, seul le parfait est tolérable, surtout quand on a du talent comme toi. Monte dans ta chambre, va te reposer un peu.

    Sans broncher, je me suis levée et ait obéit, il ne servirait à rien de revenir sur sa directive. Ni sur sa réprimande. C'était sa façon à elle de me complimenter et de m'encourager. Seulement, elle m'en demandait toujours plus, quoiqu'il arrive il fallait toujours que j'aille plus loin encore. Parfait ne suffisait pas. Parce que quand je l'était quelque part, il fallait que je le sois ailleurs. Quand elle m'a appris à tirer, elle n'a acceptée ma réussite que lorsque que j'était capable de tirer trois fois d'affilée exactement au même endroit. Ensuite elle m'a demandé de le faire sans prendre le temps de viser. Pour être honnête, je n'ai pas encore réussi cet exploit, alors mes leçons de tir continuent. Et comme si être excellente dans certains domaines ne suffisait pas, elle exigeait de moi que je le sois dans le plus de domaines possibles.

    A 14 ans, je pouvait déjà parler 5 langues, conter, lire, écrire, et calculer dans chacune d'elle, j'était l'une des meilleures tireuses du quartier et en contrepartie, je n'avais que trois amis. Kelliak, l'apprenti homme de main de ma mère, un an de plus que moi, bel homme dans son genre avec ses cheveux blond cendré et ses étranges yeux gris clair, la peau halé, grand et assez baraqué... le genre de gars à qui on ne va pas chercher des noises en sommes. C'est sûrement pour cela qu'à mes douze ans, la première chose que j'avais faite, bien sûr, c'était de le provoquer. Il venait d'être engagé par ma mère, qui avait vu en lui un grand potentiel et l'avais aussitôt engagé, préférant prendre des employés au plus jeune de leur âge pour s'assurer leur loyauté. Ce jour là, du haut de mon mètre trente j'avais confronté mon regard noisette au sien avant de me jeter sur lui pour voir a quel point il pouvait être fort.
    Grand mal m'en as pris ce jour là, je me suis retrouvée au sol assez abîmée pour rester alitée deux semaines. Mais depuis ce jour nous sommes meilleurs amis et Kelliak m'entraîne régulièrement aux sports de combats. Encore des heures de sommeil qui s'envolaient. Par nuit, si je pouvait dormir cinq heures, je devait m'en estimer heureuse. Par chance, je n'avais jamais eu besoin de plus pour me réveiller reposée et prête à recommencer une journée.

    Ma deuxième amie, se trouvait être une serveuse de bar un peu aigrie et peu bavarde, meurtrière à ses heures perdues mais qui pouvait m'enseigner tout ce que j'avais à savoir sur la région de l'autre côté du lime. L'histoire, les politiques, les danses, les coutumes, tout ce qui se faisait de courtois elle me l'apprenais, et je buvais ses paroles avec passion alors même qu'elles ne me seraient sûrement jamais utiles. Sera faisait donc mon éducation courtoise et parfois aussi m'enseignait t-elle quelques techniques de voleurs et d'assassin. Tels qu'étaient prévus ses cours à l'origines. Mais Sera se refusait à me voir tuer quelqu'un au moins autant que me révulsait l'idée de le faire. Je savais bien sûr que Sera avait déjà tué. Sous mes yeux même, plusieurs fois. Mais entre voir, savoir et faire il y à une grande différence. Car le jour où je porterais moi même le coup fatal à un être humain, alors ce poids reposera sur mes épaules, sur ma conscience. Et honnêtement, même moi je ne me pensais pas capable d'assumer cela. 

    Enfin, mon dernier ami se trouvait être une ombre. Les ombres viennent des limes. La plupart sont néfaste et dangereuses, mais certaines d'entre elle sont bienveillantes. Bien qu'elle soient particulièrement rare dans ce cas. Pourtant, c'était bel et bien le cas d'Aïkuro, ma petite ombre chérie qui venait généralement me voir sous l'apparence d'un chat. Et comme toute ombre de basse catégorie qui se respecte, il n'était fait que de brume noir. Je ne me souvient même pas de la façon dont j'ai eu Aïkuro. Il à juste été là près de moi un jour, comme s'il l'avais toujours été, comme s'il le serais toujours. Sa présence à mes côtés me semble si naturelle que je ne saurais même pas dire où, quand, comment, pourquoi. Parce que. Simplement. 

    Dans ma chambre justement, Aïkuro m'attendais, allongé sur mon lit, dormant paisiblement, roulé en boule. On aurait presque dit un chat normal, si ce n'était que son corps fait d'ombre ondulait paisiblement alors qu'il n'y avait pas de vent dans la pièce. Je me suis approchée du lit et ait regardé le petit animal dormir, attendant qu'il décide de m'accorder de l'attention. Il était rare que je le vois au casino, bien que bienveillant, il restait une ombre et de nombreuses personnes auraient causés soucis à ma mère s'ils avaient sus qu'il se trouvait ici. Aussi, venait t-il généralement le soir, une fois la porte de ma chambre fermée à clef. Mais le plus souvent, je le voyait quand je sortait du casino. Le petit animal daigna enfin ouvrit les yeux, m'offrant de magnifique prunelles rubis. Son regard en aurait effrayé plus d'un. Les ombres sont le malheur de beaucoup. Mais sans trop savoir pourquoi, les yeux d'Aïkuro me rassuraient. Il me rassurait. Auprès de lui, je me sentait invincible. C'est pourquoi je l'emmenait avec moi partout où j'allait quand je sortait. J'offrit un sourire un mon animal qui baissa les oreilles, sachant déjà ce que j'allait lui annoncer.

    - Vient mon beau, Kell nous attend chez barbe rouge.

    Je pris ma petite ombre dans les bras avec délicatesse et descendit discrètement par la porte de derrière, qui ne servait que pour passer les corps avec discrétions, les employés ou autres petits passages sans trop d'importance. Dans mes bras, Aïkuro se faisait tout petit de peur de croiser quelqu'un. Une fois hors du casino, le petit chat noir que je tenais dans mes bras sauta à terre et se fondit dans les ombres. Ravie qu'il m'accompagne, je me suis mise à courir en direction du lieu de rendez-vous, prêt de moi, dans les ombres d'Enka, je sentait la présence de mon petit félin qui me suivait.

    La maison de barbe rouge se trouvait un peu au dessus de la ville, sur la colline. C'était une vielle auberge délabrée qui n'accueillait plus grand nombre de clients. Quelques âmes perdues tout au plus, quelques soldats de la Garde aussi, qui ne souhaitais pas se mélanger à nous par dégoût. De toute façon, cette taverne n'était pas le véritable commerce de cet homme bourru, juste un passe-temps, une maison et pourquoi pas une "couverture" pour les membres de la Garde. Barbe Rousse, de son vrai nom Terel Volglaunh, était très connu en temps que receleur. 

    - Adda tu est là ! m'accueillit Kelliak.

    - Quoi ? Je n'ai pas mis trop de temps... et puis va pas me dire que tu est là depuis longtemps, te débarrasser du corps n'a pas du être si aisé.

    Kell haussa les épaules. Il n'aimait pas trop parler de ça. Pas avec moi en tout cas. A mes côtés, Aïkuro se matérialisa un instant pour me montrer qu'il était toujours présent, puis il disparut de nouveau dans les ombres de la taverne.

    - Après vous gente damoiselle, lança Kell avec un sourire ironique en m'ouvrant la porte de la taverne.

    - Haha.

    Sans même le regarder, je suis entrée, prenant soin de lui marcher sur le pied pour le remettre à sa place, je devinais sans mal sa grimace derrière mon dos. Il referma la porte une fois entré et s'avança devant moi.

    - Hé le vieux ! Tu te cache où ?!

    Mon regard parcourut la pièce. Poussiéreuse, vide, silencieuse. Kell sauta sur l'une des tables avec un geste d'aisance avant de répéter son appel.

    - Oh ça ça va gamin ! Descend de mon mobilier veux tu !

    Barbe Rousse surgit de la porte qui se trouvait derrière le bar, un torchon à la main. Kell éclata de rire face à la réprimande et sauta au sol. 

    - Oh mais tu nous as ramené la petite Addalaï !

    - Chose promise, chose due.

    - Attend... quoi ? m'enquis-je en fusillant du regard mon ami.

    - Eh bah.. disons que j'ai perdu un pari et donc je t'ai involontairement engagée pour un contrat.

    Il me fallut quelques secondes pour accuser le coup. Je sentait la mauvaise histoire arriver. Kell avait l'art et la manière de m'engager dans les pires combines. J'était demandée en temps que fille et apprentie de Maÿell, j'était prometteuse, j'avais mes "recommandations" si on puis dire. J'était une valeur sûre. Donc bien sûr, quand Kell voulait parier pour se faire de l'argent ou gagner un objet qui l'intéressait.. eh bien il mettait mon talent en jeu. Un soupir m'échappa.

    - D'accord, et quel genre de contrat au juste ?

    - Rien de bien méchant t'inquiète, me sourit Kelliak. Il nous faudras juste arnaquer Hériel Erlender.

    Il l'avait dit comme s'il s'agissait de la plus banale des affaires. Mais Hériel Erlender était connue même au delà du Grand Lime. Voleuse, receleuse, collectionneuse... dangereuse. Elle était une Magistral déchue, sa folie avait tellement effrayée les Royaux qu'ils l'avaient exilée à Enka.

    - Bon les jeunes ! Pas le temps de tergiverser, Hériel seras en ville ce soir seulement et nous aurons besoins de temps si on veux espérer obtenir d'elle ce que l'on souhaite au pris voulu. 

    - D'accord, alors au travail, déglutis-je.


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