• Chapitre premier

    Pfiou ! Voici le premier chapitre de cette histoire. Je l'ai énormément travaillé. J'espère qu'il vous plaira et que vous ne le trouverez pas trop long, 3333 mots, c'est beaucoup, mais au final, c'est la taille moyenne d'un chapitre normal d'un livre... et bon, le but est de faire un livre à la fin. 

    N'hésitez surtout pas à donner un avis, une critique constructive ou un poney multicolore :D

    A précisez, au cas où je survole quelques thèmes qui peuvent paraître rudes pour les âmes sensibles. Ne les approfondissent pas je ne pense pas que ce soit grave mais j'en parle quand même alors je préfère prévenir au cas où. Voilà voilà.

    Bonne lecture, Aeda ♥
    _________________________

    Si l'on demandait à des membres du Palais son histoire, cette dernière se révèlerait être d'une lassitude navrante. La plupart des gens du Palais ne sont pas si différents de ces fermiers qui trimes à leurs pieds. Ils vivent juste mieux. Pour autant, si on leur demandait un récit de leur vie, ce dernier serait sûrement aussi ennuyeux que celui de ces pauvres hommes et femmes qui se saignent à la guerre ou à la ferme pour augmenter les revenus de leur château doré. C'est sûrement pour cela que les Royaux, les Nobles et les Magistrals passent leur temps soit à faire la fête, soit à faire la guerre, au mépris de ces fermiers qui souffrent plus bas. Ainsi, ils marquent bien leur supériorité et leurs différences. Et pourtant, soyons honnêtes, ils vivent dans un monde idyllique, parfait et magnifique bercé dans l'ignorance de la vie. Mais pour nous qui vivons de l'autre côté du Grand Lime, c'est autre chose. Nous avons tous une histoire. Mais elle n'est jamais toute rose. Sera, par exemple, a perdu son mari lors de la guerre, alors on l'a renvoyée ici, parce qu'on avait plus besoin d'elle dans sa famille adoptive. On l'a simplement renvoyée, elle ainsi que ses enfants. Comme de simples objets défectueux. Elle ne servait plus à rien. En traversant le lime, elle à perdue ses fils. C'est même un miracle qu'elle est survécu. Mais elle ne parle pas. Sera et la douceur incarnée qui se plie en quatre pour les clients. La guerre lui a pris un mari. Mais le lime lui aura pris ses enfants, sa voix, son âme. Alors elle à sa place à Enka. Et si elle était en mesure de parler, croyez-moi, son histoire, même au delà du Grand Lime, serait passionnante. Parce que Sera est ce genre de femme qui même éteinte, abattue par la vie, continue d'avoir cette flamme dans les yeux. Celle qui dit clairement que non, elle n'abandonneras pas, elle survivras dans ce monde et prouvera sa valeur à tout ceux qui l'on rejetée et sous-estimée. C'est pour cela que je l'admire. Au fond, malgré sa dévotion et son apparente docilité, c'est une battante, comme chaque être vivant au delà du lime. Mais d'aussi loin que je me souvienne... elle n'a jamais triché ni menti pour vivre, alors que c'est le fondement même de ma vie.

    Une douleur vive me traversa la main.

    - Concentre toi Adda ! gronda une voix près de moi.

    Maÿell, ma mère adoptive. Je savais qu'elle n'était pas ma réelle mère. Mon histoire à moi, au fond, elle peux sembler assez banale, le récit d'une jeune orpheline, trouvée bébé dans la ville d'Enka, pleurant toutes ses larmes appelant une mère qui l'avait laisser là pour des raisons quelconques. Ce bébé pouvait être l'enfant d'une prostituée, ou bien d'une réfugiée, d'une femme sans le sou ou encore d'une mère qui n'en avait simplement rien à faire de l'être. Peu importe. C'est Maÿell qui m'avait trouvée, recueillie et élevée comme sa propre fille. Comme une truande, certes. Mais elle m'avait appris à survivre, à me battre, à ne pas me laisser marcher sur les pieds et à penses par moi-même. De précieuses valeurs que tout enfants d'Enka se devrait de recevoir, mais qu'ils devaient souvent apprendre d'eux même à leurs risques et périls. Alors pour ce qu'elle m'avait offert, pour m'avoir nourrie, vêtue, logée et aimée, c'était Maÿell ma mère. Je n'avais pas besoin d'en savoir plus.

    - Conte les cartes ! me sermonna Maÿell. Utilise ta mémoire !

    - Oui, oui, je sais.

    Répondis-je dans un soupir en reportant mon attention sur les trois paquets de cartes qu'elle présentait devant moi. J'avais toujours eu une excellente capacité à mémoriser les choses. Pourtant, j'avais toujours eu l'impression que ce talent ne devais pas me servir à cela normalement. Je ne dit pas que j'avais des remords à tricher, mémoriser, arnaquer et mentir. Non. C'était ma vie. Et c'était mon moyen de survie. Mais, au fond de moi, je sentait que ce talent n'était qu'une étincelle de mes capacités.

    Un coup de feu retentit non loin de notre table, je relevait la tête. Maÿell n'avait même pas bronchée et continuait de mélanger les cartes afin d'en poser une de temps en temps face caché devant moi. Mon attention se portait entièrement sur l'agitation de tables plus loin. Un pistolet à cran d'arrêt encore fumant à la main, Sera foudroyait un homme du regard tandis que les corps de ce dernier se vidait silencieusement de son sang.

    - Sera à encore tuée un client ? demanda ma mère d'une voix calme en continuant son manège.

    Je hochait la tête sans former de mot. C'était la troisième fois en un mois. Sera était à cran en ce moment et cela se sentait. Dès qu'un homme osait lui mettre une main au fesse ou lui faire des avances, cela finissait toujours de la même façon : elle sortait son arme et le tuait. On aurait pu lui confisquer, mais à vrai dire dans ce genre d'établissement où le jeu et la triche étaient maîtres mots du monde, chacun se devait d'être armé. Question de garantie. C'est pourquoi il avait un jour été décidé que dans les casinos, seuls les pistolets à cran d'arrêt seraient tolérés. Ils ont une grande portée et un coup décisif, les personnes pas habituées à ce genre d'armes peuvent même se laisser avoir par le petit recul de l'arme. Le véritable point faible de ce pistolet, en plus de ne contenir que cinq balles, c'est le fait qu'avant de tirer, il faut enclencher tout un mécanisme: tirer sur la chevillette de l'arme, tourner la molette et tirer, puis si l'on veux tirer une seconde balle, il faut recommencer le manège. Seulement après avoir tiré, la molette se bloque un certain temps. Ainsi, cela limite un peu les tueries. Il faut bien choisir son moment et sa cible. D'autant plus que l'on se risque à de sévères représailles. Mais pas Sera. Certes, elle venait de tuer un client. Mais les hommes et femmes qui entraient en ce lieu savaient très bien qu'il ne fallait pas toucher à Sera, ou à quelconque employé.

    - C'est un casino ici, pas un lieu de dépravation. Si vous voulez une prostituée, il y à un bordel de l'autre côté de la rue.

    Maÿell s'était levée afin de s'adresse à chaque clients de son casino. Ses yeux noirs auraient pus vous tuer s'ils étaient des armes. A cet instant, j'était bien contente d'être sa protégée et de jouir de certains privilèges, comme ne pas être concernée par sa réprimande, ou de ne jamais avoir fait directement expérience de ce regard meurtrier.

    - Le prochain qui ose s'en prendre à l'un de mes employés, je le tuerais moi-même. Maintenant, nettoyez moi ça voulez-vous, ça ne fait pas propre du tout.

    - Oui madame.

    L'un des hommes qui était devant le bar, Kelliak, un des employés de sa mère et aussi l'un de mes meilleurs amis s'occupa lui même de dégager le corps tendis que Sera s'en allait cherche de quoi nettoyer la flaque de sang. Lorsque Kelliak passa devant nous, ma mère l'arrêta en lui attrapant le bras.

    - Sors- le par derrière, ce sera plus discret. Tu le refilera à l'un des membres de la Garde avec ceci, elle lui tendit une bourse remplis de pièces. S'il demande la cause de la mort, c'est une chute dans les escaliers.

    - Bien madame.

    Kelliak pris la bourse et la mis dans sa poche avant de quitter le casino. Je le suivit du regard un instant. Les membres de la Garde. Ce sont des soldats envoyés par les Royaux de notre côté du Grand Lime pour nous surveiller. Mais avec un peu d'argent ou de faveurs, on peux vite leur faire oublier nos méfaits ou ce qu'ils ont vu. Ils s'en fiches un peu de nous. La seule chose qu'ils ne laissent pas passer, ce sont les Magistrals. Si par malheur l'un de nous s'avérait en être un et se révélait à un membre de la Garde, il serait aussitôt escorté au Palais. Pour les membres de la Garde, c'était un moyen de quitter cet endroit. Un soldat qui trouve et ramène un magistral et promu et n'a plus à revenir à Enka.

    - A nous Adda, dit moi qu'elles sont les sept cartes posées devant toi.

    - Dans quel ordre ?

    - Celui où je les aient posées.

    Mon attention se reporta entièrement sur ces sept cartes disposées devant moi. Quatre avaient le dos rouge, deux avaient le dos vert et une le dos bleue. Les probabilités d'avoir un double étaient donc présentes... non. Ce n'est pas ainsi que je devait procéder. Seule ma mémoire devait me guider. Voyons voir. Ma mère me les avaient d'abord montrées en éventail, exposant les trois paquets des cartes sous mes yeux, elle les avaient ensuite reprises puis mélangées avant de me les montrer rapidement en les faisant défiler avec ses pouces. Puis elle avait mélanger de nouveau, avait posé une carte, avait coupé, mélangé, montré de nouveau et recommencer cette routine pour avoir sept cartes devant moi. Mon attention s'était portée sur Sera entre temps, et ce plusieurs fois alors que Maÿell n'avait pas cessée son manège.

    - Sauf erreur, la carte en dessous du paquet est le neuf de cœur.

    Annonçais-je avant de retourner le dit paquet. Si je m'était trompée sur cette annonce, alors je ne connaissait aucune des cartes, en revanche, si j'avais juste alors j'avais fait assez attentions aux gestes de ma mère pour deviner ce que cachait ces dos rouges, verts et bleus. Sous le paquet se révéla la carte que j'avais annoncée, soulagée, je continuait.

    - Celle-ci, dis-je en désignant la carte, est le roi de carreau.

    - Continue, lança Maÿell en retournant la carte annoncée.

    - Ici, repris-je en désignant tour à tour les six autres cartes, c'est le deux de carreau, le neuf de carreau, puis le cinq de trèfle, as de pique, roi de carreau et roi de pique.

    Au fur à mesure que je les nommais, ma mère retournais les cartes et affirmais mes dires. Jusque là, un sans faute. Elle retourna la dernière, révélant le six de pique. Je me mordis la lèvre.

    - Oups ? lançais-je sincèrement désolé.

    - Tu dois faire plus d'efforts Adda !

    - Mais j'ai déjà retenue six cartes sur sept, c'est un taux excellent !

    - Excellent n'est pas suffisant, seul le parfait est tolérable, surtout quand on a du talent comme toi. Monte dans ta chambre, va te reposer un peu.

    Sans broncher, je me suis levée et ait obéit, il ne servirait à rien de revenir sur sa directive. Ni sur sa réprimande. C'était sa façon à elle de me complimenter et de m'encourager. Seulement, elle m'en demandait toujours plus, quoiqu'il arrive il fallait toujours que j'aille plus loin encore. Parfait ne suffisait pas. Parce que quand je l'était quelque part, il fallait que je le sois ailleurs. Quand elle m'a appris à tirer, elle n'a acceptée ma réussite que lorsque que j'était capable de tirer trois fois d'affilée exactement au même endroit. Ensuite elle m'a demandé de le faire sans prendre le temps de viser. Pour être honnête, je n'ai pas encore réussi cet exploit, alors mes leçons de tir continuent. Et comme si être excellente dans certains domaines ne suffisait pas, elle exigeait de moi que je le sois dans le plus de domaines possibles.

    A 14 ans, je pouvait déjà parler 5 langues, conter, lire, écrire, et calculer dans chacune d'elle, j'était l'une des meilleures tireuses du quartier et en contrepartie, je n'avais que trois amis. Kelliak, l'apprenti homme de main de ma mère, un an de plus que moi, bel homme dans son genre avec ses cheveux blond cendré et ses étranges yeux gris clair, la peau halé, grand et assez baraqué... le genre de gars à qui on ne va pas chercher des noises en sommes. C'est sûrement pour cela qu'à mes douze ans, la première chose que j'avais faite, bien sûr, c'était de le provoquer. Il venait d'être engagé par ma mère, qui avait vu en lui un grand potentiel et l'avais aussitôt engagé, préférant prendre des employés au plus jeune de leur âge pour s'assurer leur loyauté. Ce jour là, du haut de mon mètre trente j'avais confronté mon regard noisette au sien avant de me jeter sur lui pour voir a quel point il pouvait être fort.
    Grand mal m'en as pris ce jour là, je me suis retrouvée au sol assez abîmée pour rester alitée deux semaines. Mais depuis ce jour nous sommes meilleurs amis et Kelliak m'entraîne régulièrement aux sports de combats. Encore des heures de sommeil qui s'envolaient. Par nuit, si je pouvait dormir cinq heures, je devait m'en estimer heureuse. Par chance, je n'avais jamais eu besoin de plus pour me réveiller reposée et prête à recommencer une journée.

    Ma deuxième amie, se trouvait être une serveuse de bar un peu aigrie et peu bavarde, meurtrière à ses heures perdues mais qui pouvait m'enseigner tout ce que j'avais à savoir sur la région de l'autre côté du lime. L'histoire, les politiques, les danses, les coutumes, tout ce qui se faisait de courtois elle me l'apprenais, et je buvais ses paroles avec passion alors même qu'elles ne me seraient sûrement jamais utiles. Sera faisait donc mon éducation courtoise et parfois aussi m'enseignait t-elle quelques techniques de voleurs et d'assassin. Tels qu'étaient prévus ses cours à l'origines. Mais Sera se refusait à me voir tuer quelqu'un au moins autant que me révulsait l'idée de le faire. Je savais bien sûr que Sera avait déjà tué. Sous mes yeux même, plusieurs fois. Mais entre voir, savoir et faire il y à une grande différence. Car le jour où je porterais moi même le coup fatal à un être humain, alors ce poids reposera sur mes épaules, sur ma conscience. Et honnêtement, même moi je ne me pensais pas capable d'assumer cela. 

    Enfin, mon dernier ami se trouvait être une ombre. Les ombres viennent des limes. La plupart sont néfaste et dangereuses, mais certaines d'entre elle sont bienveillantes. Bien qu'elle soient particulièrement rare dans ce cas. Pourtant, c'était bel et bien le cas d'Aïkuro, ma petite ombre chérie qui venait généralement me voir sous l'apparence d'un chat. Et comme toute ombre de basse catégorie qui se respecte, il n'était fait que de brume noir. Je ne me souvient même pas de la façon dont j'ai eu Aïkuro. Il à juste été là près de moi un jour, comme s'il l'avais toujours été, comme s'il le serais toujours. Sa présence à mes côtés me semble si naturelle que je ne saurais même pas dire où, quand, comment, pourquoi. Parce que. Simplement. 

    Dans ma chambre justement, Aïkuro m'attendais, allongé sur mon lit, dormant paisiblement, roulé en boule. On aurait presque dit un chat normal, si ce n'était que son corps fait d'ombre ondulait paisiblement alors qu'il n'y avait pas de vent dans la pièce. Je me suis approchée du lit et ait regardé le petit animal dormir, attendant qu'il décide de m'accorder de l'attention. Il était rare que je le vois au casino, bien que bienveillant, il restait une ombre et de nombreuses personnes auraient causés soucis à ma mère s'ils avaient sus qu'il se trouvait ici. Aussi, venait t-il généralement le soir, une fois la porte de ma chambre fermée à clef. Mais le plus souvent, je le voyait quand je sortait du casino. Le petit animal daigna enfin ouvrit les yeux, m'offrant de magnifique prunelles rubis. Son regard en aurait effrayé plus d'un. Les ombres sont le malheur de beaucoup. Mais sans trop savoir pourquoi, les yeux d'Aïkuro me rassuraient. Il me rassurait. Auprès de lui, je me sentait invincible. C'est pourquoi je l'emmenait avec moi partout où j'allait quand je sortait. J'offrit un sourire un mon animal qui baissa les oreilles, sachant déjà ce que j'allait lui annoncer.

    - Vient mon beau, Kell nous attend chez barbe rouge.

    Je pris ma petite ombre dans les bras avec délicatesse et descendit discrètement par la porte de derrière, qui ne servait que pour passer les corps avec discrétions, les employés ou autres petits passages sans trop d'importance. Dans mes bras, Aïkuro se faisait tout petit de peur de croiser quelqu'un. Une fois hors du casino, le petit chat noir que je tenais dans mes bras sauta à terre et se fondit dans les ombres. Ravie qu'il m'accompagne, je me suis mise à courir en direction du lieu de rendez-vous, prêt de moi, dans les ombres d'Enka, je sentait la présence de mon petit félin qui me suivait.

    La maison de barbe rouge se trouvait un peu au dessus de la ville, sur la colline. C'était une vielle auberge délabrée qui n'accueillait plus grand nombre de clients. Quelques âmes perdues tout au plus, quelques soldats de la Garde aussi, qui ne souhaitais pas se mélanger à nous par dégoût. De toute façon, cette taverne n'était pas le véritable commerce de cet homme bourru, juste un passe-temps, une maison et pourquoi pas une "couverture" pour les membres de la Garde. Barbe Rousse, de son vrai nom Terel Volglaunh, était très connu en temps que receleur. 

    - Adda tu est là ! m'accueillit Kelliak.

    - Quoi ? Je n'ai pas mis trop de temps... et puis va pas me dire que tu est là depuis longtemps, te débarrasser du corps n'a pas du être si aisé.

    Kell haussa les épaules. Il n'aimait pas trop parler de ça. Pas avec moi en tout cas. A mes côtés, Aïkuro se matérialisa un instant pour me montrer qu'il était toujours présent, puis il disparut de nouveau dans les ombres de la taverne.

    - Après vous gente damoiselle, lança Kell avec un sourire ironique en m'ouvrant la porte de la taverne.

    - Haha.

    Sans même le regarder, je suis entrée, prenant soin de lui marcher sur le pied pour le remettre à sa place, je devinais sans mal sa grimace derrière mon dos. Il referma la porte une fois entré et s'avança devant moi.

    - Hé le vieux ! Tu te cache où ?!

    Mon regard parcourut la pièce. Poussiéreuse, vide, silencieuse. Kell sauta sur l'une des tables avec un geste d'aisance avant de répéter son appel.

    - Oh ça ça va gamin ! Descend de mon mobilier veux tu !

    Barbe Rousse surgit de la porte qui se trouvait derrière le bar, un torchon à la main. Kell éclata de rire face à la réprimande et sauta au sol. 

    - Oh mais tu nous as ramené la petite Addalaï !

    - Chose promise, chose due.

    - Attend... quoi ? m'enquis-je en fusillant du regard mon ami.

    - Eh bah.. disons que j'ai perdu un pari et donc je t'ai involontairement engagée pour un contrat.

    Il me fallut quelques secondes pour accuser le coup. Je sentait la mauvaise histoire arriver. Kell avait l'art et la manière de m'engager dans les pires combines. J'était demandée en temps que fille et apprentie de Maÿell, j'était prometteuse, j'avais mes "recommandations" si on puis dire. J'était une valeur sûre. Donc bien sûr, quand Kell voulait parier pour se faire de l'argent ou gagner un objet qui l'intéressait.. eh bien il mettait mon talent en jeu. Un soupir m'échappa.

    - D'accord, et quel genre de contrat au juste ?

    - Rien de bien méchant t'inquiète, me sourit Kelliak. Il nous faudras juste arnaquer Hériel Erlender.

    Il l'avait dit comme s'il s'agissait de la plus banale des affaires. Mais Hériel Erlender était connue même au delà du Grand Lime. Voleuse, receleuse, collectionneuse... dangereuse. Elle était une Magistral déchue, sa folie avait tellement effrayée les Royaux qu'ils l'avaient exilée à Enka.

    - Bon les jeunes ! Pas le temps de tergiverser, Hériel seras en ville ce soir seulement et nous aurons besoins de temps si on veux espérer obtenir d'elle ce que l'on souhaite au pris voulu. 

    - D'accord, alors au travail, déglutis-je.


  • Commentaires

    1
    Jeudi 13 Mai à 19:39

    Wouahw !!
    Un vrai début de roman mon crumble =)
    J'adore, lire ce chapitre ma reposer et vraiment tu écris comme une pro <3

    Hâte de lire la suite des aventures de Adda (Aeda ? ya une réf caché ? Enfin je sait qu'elle s'appelle Addalaï mais ça me fait vraiment penser à Aeda et Akilaï xDD) !!

    Merci pour cette lecture libulouchhhee >w<

    • Voir les réponses
    2
    Vendredi 14 Mai à 08:59

    Ah! J'avais demandé à lire et voilà mon vœu exaucé.

    Ce que j'apprécie beaucoup dans tes textes c'est que les répliques des personnages ne servent pas à rien elles sont superbes!  Excellent chapitre un de quoi donner envie qux lecteurs. Mis à part quelques fautes (Ah je veux les corriger hahaha)(c'est rien de grave) la trame est géniale. J'ai hâte de voir le relief que tu donneras aux personnages (j'ai déjà envie de dessiner bahaha).

    Merci beaucoup du partage!! 

    Salutations^^

    • Voir les réponses
    3
    Dimanche 27 Juin à 18:58

    Oh mon dieu c'est juste super bien. C'est vraiment bien écrit, l'histoire est super intéressante et j'accroche beaucoup.


    Tu vas avoir du succès !


    Si un jour il sort en roman je l'achète directement !!


    J'attends la suite avec impatience !!

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